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Saint Hubert
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Histoire
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Le Département de la Meurthe, Statistique historique et administrative, Henri Lepage, Nancy 1843

Les communes de la Meurthe, Henri Lepage, Nancy 1853

Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe, Henri Lepage, 1862

Lunéville et son arrondissement, Edmond Delorme, Lunéville 1927

Histoire de Parux




I. Le Département de la Meurthe, Statistique historique et administrative, Henri Lepage, Nancy 1843

A.   Parux (Haute et Basse Parux)

Village de l’ancien duché de Lorraine, divisé en Haut et Bas au pied des Vosges, à 68 km S.-E. de Nancy, 27 S. de Sarrebourg chef lieu de l’arrondissement, 17 S.-O. de Lorquin chef lieu du canton.

Population 462 h., 46 électeurs censitaires, 10 conseillers municipaux, 105 feux.

Nombre d’enfants : 90 en hiver, point en été.

Surface territoriale : 438 ha, 207 en terres labourables, 131 en prés, 75 en bois.

Lettres par Blâmont.

B.   Ancienne population

1710 : 16 habitants 2 garçons

1802 : 273 hab. 65 feux

1822 : 360 hab. 90 feux.

Ancienne division :

1710, prévôté et comté de Salm, bailliage de Lunéville

1751, bailliage et maîtrise de Lunéville, généralité de Nancy, coutumes de Lorraine

1790, canton de Cirey, district de Blâmont

Spiritualités : doyenné de Salm, diocèse de Toul ; 1778 évêché de Nancy.

C.   Cette commune est composée de 2 hameaux

Désignés séparément dans les anciens titres :

L’un d’eux, Parux la Haute, fut détruit au XVIIe siècle et, en 1710, il commençait à se rétablir et n’était pas encore cotisé.

En 1494, Wary de Luxembourg, Seigneur de Parux, bailli de Metz, décharge et exempte les sujets de la Haute Parux, fief de Blâmont, du droit de main morte. En 1542, Jean Jacquot, abbé de Saint Sauveur vend à Nicolas de Luxembourg la Haute Parux les Saint Sauveur. En 1720 il y eut ascencement de 2 étangs en nature de prés sis ban de Parux, à Etienne Masson, maire en la Haute Justice de la Grande Haye, office de Blâmont. Enfin, en 1726 le duc de Lorraine céda à René François du Châtelet, baron de Cirey, les village, domaine, haute, moyenne et basse justice de Parux, pour être unis à son marquisat de Grandseille.




II. Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe, Henri Lepage, 1862

 

Parux, canton de Lorquin : commune formée autrefois de 2 villages dont l’un (Parux la Basse), après avoir été ruiné, se rétablit au commencement du siècle dernier.

Paru, 1244 (ch. de l’abbaye de Haute Seille)

Villa de Paru, 1258 (Ibid.)

Parelz, 1402 (Regestrum)

Palrux, 1463 (ch. de l’abbaye de Haute Seille)

Palru, 1494 (Tr des ch. l. Blâmont IV, n° 2 bis)

Parux La Haute et Parux La Basse, 1779 (Descr de la Loi)




III. Les communes de la Meurthe, Henri Lepage, Nancy 1853

 

A.   Parux

 

En 1244, l’abbaye de Hugoncourt vend à celle de Haute Seille tout ce qui pouvait lui appartenir à Parux etc.

Par lettres datées de l’octave de Pâques (mars) 1258, André chevalier de Blâmont, déclare que, du consentement de sa femme et de ses enfants, il a quitté à l’église de Haute Seille les dîmes grosses et menues et tout ce qu’il pouvait avoir des biens appartenant autrefois à l’église de Hugoncourt dans le ban de ses villes de Parux (im banno villarum nostrarum de Parru).

Le 4 avril 1463, Marguerite de Lorraine, dame de Blâmont, cède à l’abbaye de Haute Seille la portion des dimes qu’elle avait « en la ville, ban et finage de Palrux » (abbaye de Haute Seille).

En 1485, Warry de Luxembourg fait hommage au comte de Blâmont pour ce qu’il tient de lui en fief à Parux, Saint Clément etc. (cart. Blâmont fiefs).

En 1491, le même Warry de Luxembourg, seigneur de Fléville, au nom des héritiers de Geoffroy de Tursmestein, quitte et décharge Olry de Blâmont de tout ce que Marguerite de Lorraine ou lui auraient levé en la ville de Parux(T.C. Blâmont 2).

Voici le texte de la charte par laquelle, le 4 décembre 1494 Warry de Luxembourg exempte ses sujets de la Haute Parux du droit de morte main :

Je Warry de Luxembourg, seigneur de Palru et Bailly de l’eveschié de Metz, savoir fais que comme de toute ancienneté mes pauvres gens et subgetz dudit Palru : hommes, femmes ayans biens meubles et héritaiges en icebiy lieu de Palru, allans de vie à trespas sans hoirs de leurs corps légitime et en droite ligne, mes prédécesseurs et moy ayons heu acoustumé prendre, lever et posséder les biens meubles et héritaiges par manière de morte main et d’iceulx biens et morte main avons toujours passiblement joyr et user jusques a présent par quoy comme dit est, les frères, suers, prochains parens et amis en(ne)debvaient par droit de hoirs succéder es biens meubles et heritages dessus dis et en estoient fruestez et du tout privez d’iceulz biens par quoy ladicte ville venoit et tendoit à dépopulation et ruyne. Pourtant je Warry de Luxembourg dessusdit, ayant et considerant la remonstrance que mes pauvres gentz et habitans dudit Palru m’ont fait et expose, aussy pour les biens et agréables services qu’ilz ont fait à mes prédecesseurs et à moy en temps passé … dont j’ay esté esmen en pitié, et franchement et libérallement, pour moy et pour mes hoirs, les ay quictés et quicte pour tousjours mais ladicte morte main, et que iceulx de Palru puissent hériter les ung les autres en temps advenir, par ainsy que de touttes enchenttes estre venues du temps passé devant la date de ces présentes que nul autres héritiers n’y doilvent demander ne faire nulles poursuytes à noz hommes ne femmes dudit Palru puissent hériter les ung les autres comme ez autres lieux où morte main n’a point de lieu … » (T.C. Blâmont 4).

On lit dans les comptes du domaine de Salm, à la date de 1603 : « La Seigneurie de la Haute Parux vendue, l’an 1599, à feu Mgr le Comte de Salm par M. de Ludre, auparavant seigneur d’icelle terre et seigneurie, seul et pour le tout, en droit de Haute, moyenne et basse justice, est de cette nature et autorité que le seigneur d’icelle, outre les droits de confiscations, amendes, treuves, attalirères, aubaines et création de maire et justice, a cette prérogative d’avoir ses sujets audit lieu nullement cotisables aux aides généraux et autres subsides ; comme aussi non ressortissables pour toutes et quelconques actions pardevant aucun bailliage ou autres cours supérieures, ains toutes actions tant réelles que personnelles interjetées pardevant la justice dudit lieu, viennent par appel au buffet du seigneur qui en décide en dernière fin. Et étaient anciennement les hommes dudit Parux de mortensain duquel droit de servitude ils se sont autrefois rachetés lorsque le sieur Warry de Luxembourg en était possesseur sous modification néanmoins qu’il n’était loisible à aucun des sujets de la Haute Parux, sous peine de Commise de son bien, en cas de contravention, d’aller faire résidence en la Basse Parux sans congé ou licence du seigneur, comme aussi ne peuvent les forains acquester aucun héritage audit ban, à peine que dessus …

Or, entr’autres droits, rentes, profits et émoluments Monseigneur, comme héritier de feu mondit seigneur le comte de Salm, a droit de prendre et lever une taille à volonté, au terme de Pâques, par chacun an, sur lesdits habitants, laquelle, avec les tailles de Saint Rémy, monte cette année à 10 francs.

Au terme Saint Laurent, se lève une autre taille sur le bétail gros et menu comme s’ensuit, savoir : toute bête tirant à la charue doit 10 deniers obols, tout autre bête hardaille doit 4 deniers sauf le porc qui ne doit qu’un denier, les chèvres rien.

« Chacun conduit entier doit par chacun au 3 gros pour le droit de corvée, le demi à l’equipolent.

« Chacun conduit dudit lieu au jour Saint Martin d’hiver, 12 deniers et 2 poules pour une rente appelée le feu.

« La monte de vin, qui se paie audit lieu est un droit seigneurial, tel que chacune pièce de vin qui se vend audit lieu, le vendeur doit une chopine de vin de ladite pièce, et si le vendeur ne fait devoir de s’acquitter dès qu’il commence à vendre icelle, serait acquise à Monseigneur, et si paierait l’amende à volonté »

Le 10 novembre 1604, le prince de Vaudémont, comte de Salm, ascense aux habitants de la Haute Parux le fond de 2 petits bois de haute futaie, dépendant de ladite seigneurie et contenant 117 arpents moyennant un cens annuel  de 39 francs (T.C. Blt 3)

Un arrêt du Parlement de Metz, rendu en 1694, maintient l’abbé de Haute Seille en possession de faire desservir la cure de Parus par tel religieux qu’il lui plaira nommer.

Par contrat du 2 avril 1704, les jésuites de Saint Nicolas vendent au duc Léopold les biens immeubles qu’ils avaient à Parux, dits la Terre de Saint Sauveur, moyennant, 6932 francs 5T.C. Salm 2).

Le 21 février 1736 la Chambre des Comptes ascense à différents habitants de Parux les terrains par eux défrichés, situés au canton dit le Charmois, pour un cens annuel et perpétuel de 9 gros par arpent (T.C. Blâmont 4).

Les habitants de Parux disent, dans la déclaration fournie par eux en 1738 : « La Communauté a trois cantons de bois, le 1er appelé le Grand Bois contenant 304 arpents ; le second, dit le bois de la Croix de 49 arpents ; le 3e appelé le bois de la Compte, de 39 jours …

Elle possède 104 jours de terre labourable et 37 fauchées de pré, qui lui ont été ascensés en 1736.

« Les habitants ont droit de grasse et vaine pâture sur les ban et finage dudit Parux.

« Ils ont aussi droit de vaine pâture sur le ban et finage de Saint Sauveur, Ban le Moine, Nonhigny, Harboué, Montreux, et petit Mont, et par réciprocité, ceux desdits bans et finages ont aussi droit de pâturage audit lieu de Parux et sur ceux des uns et des autres … »

 

Le village de Parux paraît avoir beaucoup souffert pendant les guerres du XVIIe siècle, on lit ce qui suit, à ce sujet, dans une déclaration des usines du Comté de Salm, faite en 1663 :

 « L’étang de la Haute Parux ne rapporte aucun profit depuis les guerres, qui pouvait aleviner de huit ou neuf cents de carpes, pour être la chaussée présentement toute crevée et abattue comme aussi le corps dudit étang rempli de broussailles et bois ; et est à noter que l’eau provenant dudit étang le moulin de ladite Parux en tournait pour être au coin de ladite chaussée, et que les officiers du domaine ayant vu ledit moulin entièrement ruiné, en firent transporter les pierres meules au moulin des prés de Badonviller où il en manquait, en obligeant les sujets de Parux d’y aller moudre à cause du peu de monde desdits sujets, n’excédant à présent celui de huit bourgeois. »

« La paroisse de Parux, dit l’état du Temporal (1710), était exempte de la juridiction épiscopâle et dépendait de l’abbaye de Haute Seille, dont l’abbé était comme ordinaire à ladite paroisse, à laquelle il instituait. On la nomme la Haute Parux. Depuis environ deux ans cette disposition a changé et M. L’évêque de Toul ayant fait une visite, il a prétendu qu’elle devait lui être soumise, et a obligé le curé de prendre de lui ses institutions et d’aller au synode du doyenné de Salm, auquel par conséquent il a été annexé, sand ( ?) tous droits. L’abbé de Haute Seille en a cependant le patronage, et la cure est desservie par un religieux de cette abbaye.

« Le village est composé de 13 habitants, il est du conté de Salm et S.A.B. (le duc) y est seigneur haut justicier, moyen et bas, les habitants sont juridiciables et la prévôté de Badonviller, et par appel au bailliage de Lunéville.

« La Basse Parux.

Il y avait autrefois un village séparé de la Haute Parux par un ruisseau : il est à présent ruiné, et il n’y a qu’une barraque dont la seigneurie appartient au sieur Dorian, lieutenant au bailliage de Bruyères, qui prétend en avoir la justice haute, moyenne et basse …

(une note des comptes du domaine de Salm pour l’année 1664 porte que la Basse Parux est entièrement déserte)

« On croit que la Basse Parux faisait une communauté différente de la Haute Parux, ce qu’on ne sait pas bien, parce qu’il n’y a point d’habitants … »

En 1782, Parux comptait 50 feux et 180 communiants. L’Eglise avait été agrandie en 1770.

Cette commune a été érigée en succursale en 1802.

Patron, Saint Hubert.

 

 




IV. Lunéville et son arrondissement, Edmond Delorme, Lunéville 1927

A.   Parux

 

Ce village est situé sur la route de Badonviller à Cirey, à 6 km de la 1ère de ces villes, à 5 de la 2e, au revers de collines rapprochées, qui encaissent un charmant vallon. Placé à l’orée de belles hêtraies, il est renommé pour ses carrières de grès rouge.

Il a actuellement 169 habitants, 43 maisons, 58 ménages. Il avait 447 occupants en 1836 et 91 maisons ; 269 habitants en 1913. Le village en a donc perdu 100 depuis la guerre.

Cette localité est très ancienne. L’abbaye de la Haute Seille y possédait des biens ; aux XIIIe et XIVe siècles, elle a dépendu des comtes de Blâmont, puis en 1590, elle a été vendue au comte de Salm. On y distinguait une partie Haute et une partie Basse, et chacune avait ses biens séparés. Elle avait un étang, dont la chaussée fut détruite par les Suédois. Sur le territoire de Parux, on a trouvé une grande quantité de monnaies et de médailles rappelant le passage de ces suédois.

Parux, en effet, fut ravagé pendant les guerres du XVIIe siècle, et ce n’est que lentement qu’il se reconstitua. En 1768, il n’avait plus que 13 habitants. Et voilà que, compris dans la ligne de front stabilisé, au cours de la dernière guerre, il vient d’être à nouveau, en grande partie ruiné. Il est aujourd’hui reconstruit.

Certaines de ses maisons agricoles sont très vastes, sa Mairie et son Ecole, bâties sur les revers de la partie Haute, devant l’Eglise, sont monumentales. Son ancienne Eglise, qui avait été agrandie en 1770, réparée au XIXe siècle, est aujourd’hui remplacée par une Eglise neuve, dont les dispositions intérieures, peu communes, attirent l’attention. La nef et l’abside ont une voûte ogivale simulant des briques ; les nervures viennent s’appuyer sur 4 puissants massifs de maçonnerie, qui répondent aux 4 angles du vaisseau. Ces massifs sont ajourés par une porte.

Deux très larges fenêtres, ménagées sur les côtés de la nef, admettent des vitraux signés de noms connus. L’un d’eux représente l’Apparition de la Vierge, l’autre, un Saint Hubert. Il faudrait faire preuve d’une étonnante bonne volonté pour admirer ces verrières, dans lesquelles les lois immuables de la répartition de la lumières et des ombres sont systématiquement violées et où des masses, dont on est accoutumé de voir respecter l’ensemble, sont traduites par d’innombrables carrés et des pièces anguleuses.

L’annuaire de Lorraine de 1926 relève, pour Parux, un nombre inusité de voituriers, qui assurent l’exploitation d’une carrière. Il ne signale ni boulanger, ni boucher.

Ce village avait, au siècle dernier, une fabrique de calicot.

Il cultive 119 ha, dont 130 en prés et 124 en bois.

Le sol de la forêt a été creusé de nombreuses tranchées et il conserve les vestiges d’abris allemands.

Parux a la Croix de Guerre 14-18.

 

 

 

           

 

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